« Mais pourquoi tu cours? »

…pourquoi je cours?

C’est une bonne question. A mon avis, il y a plusieurs types de coureurs et il y a plusieurs stades dans la vie du coureur. Et de cela va répondre la réponse à cette question.

Me concernant (c’est mon blog, je peux bien parler de moi!), j’ai toujours bien aimé courir donc c’est un sport qui m’est venu assez naturellement.

Mais ce n’est vraiment qu’étudiante que j’ai commencé à courir de manière autonome, c’est-à-dire à chausser spontanément mes chaussures pour aller courir.

Beaucoup pour me vider la tête et à cette époque clairement pas pour la santé ou la performance.

Et puis à force de courir un peu, plusieurs fois par semaine, je me suis dit  » Ha tiens, et si je faisais une course sur route…un « vrai » truc » et j’ai opté pour La Parisienne.

C’était en 2011. C’était ma première course « de grande » et j’étais stressée comme une malade de ne jamais parvenir à boucler les 6,7 km.

Au final, tout s’était très bien passé.

Je suis alors entrée dans une deuxième phase de ma vie de coureuse, la phase « je veux faire toutes les courses dont j’entends parler » .

Enfin, toutes les courses qui n’allaient pas au-delà des 10km puis du semi. J’ai donc fait : we run paris, la corrida du XV, 20 km de paris, la corrida d’issy les moulineaux, le semi de paris, la course royale… J’étais à fond.

Est-ce que j’y allais pour la compet’? Oui, un peu. Est-ce que je courrais pour la ligne? Non pas du tout.

Puis le Poulet est arrivé et lui il ne trouvait pas ça super top de se lever un weekend sur deux avec les poules pour aller courir avec un tas de gens, alors que l’on peut très bien faire pareil, seuls, de notre côté.

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Je suis donc entrée dans une troisième phase. J’ai été un peu plus sélective (= j‘ai arrêté de vouloir tout faire). C’est à ce moment que j’ai aussi commencé à regarder du côté du trail.

En 2014/2015, je fais donc plusieurs trails (30km de l’écotrail de paris, trail gascon, saintesprint) et je découvre autre chose.

Arrive 2016, une année charnière : premier marathon et la découverte du blues du coureur.

Je n’avais donc enchainé que sur la ronde des douaniers.

A ce moment, j’oublie la compet’ et je vais privilégier le trail et/ou les petites courses (mais je ne m’interdis pas d’aller sur des courses plus médiatiques) : Trail de la côte d’Emeraude, Intrail Muros (même si l’édition 2019 m’a laissé un goût amer), semi de Liffré, Arradon/Vannes

Surtout je découvre que j’adore courir pour accompagner quelqu’un et décrocher du chrono!

Désormais, même toute seule, je profite. Je regarde le paysage, tant pis si je perds 5 -10 minutes.

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Au final, aujourd’hui je cours peut être moins, je suis moins accro à mon chrono, mais je kiffe grave mes courses!

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Semi-marathon de PARIS 2019 – CR

Dimanche matin, comme Papa Poulet et 33 841 coureurs, j’ai pris le départ du Harmonie mutuelle semi-marathon de Paris (aka le semi de Paris).

Alors autant te dire que même si je faisais le lièvre pour Papa Poule, j’étais pas très sereine au regard de mes grosses performances footinguestes en janvier (24, 42 km) et février (52, 65 km, dont 14 pour l’intrailmuros).

Et je ne te parle même pas de l’hygiène de vie (gras-gras-manque de sommeil-alcool-sucre-alcool-stress-gras…).

J’ai donc TOUT misé sur la journée de samedi, pour espérer m’en sortir la tête haute : isotonique et eau à gogo (l’hydratation c’est important) et des pâtes (oui…oui…j’ai été faible et j’ai mis du beurre ET du comté râpé).

Au point où j’en étais, dimanche matin j’ai petit-déjeuné 2 heures avant le départ, tant pis pour les sacro-saintes 3 heures!

Pour la tenue, je fais tout en couleur à défaut de savoir vraiment que privilégier (manches courtes? short? corsaire?), vu que l’icône de la météo soleil/nuage/pluie me laisse perplexe.

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Je retrouve Papa Poule et zou direction le départ.

Papa Poule est tellement relax qu’il s’offre un petit café au comptoir avant de rentrer dans le sas!

La météo est assez clémente et le temps que nous poireautons dans notre sas et nos sacs poubelles – et tout le reste du parcours – nous n’avons aucune goutte.

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Sans surprise il y a du monde mais, bien que ce soit la première fois que le départ se fasse à Austerlitz, l’organisation est assez fluide.

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Le départ est donné et nous attaquons.

L’objectif de Papa Poule : 2 heures (quand j’aurai fait 17 fois le semi de Paris et que j’aurai 30 ans de plus, ça me semblera pas mal).

Sur les 5 premiers kilomètres, nous tournons autour de 5’58. Cela s’annonce donc conforme aux attentes (reste à les tenir).

Au niveau du ravito, je dis à Papa Poule que je m’en charge ( = je prends de l’avance et me sers pour lui) et que l’on se retrouve à la sortie de la zone de ravito à gauche.

Pffff…autant quand je fais ça avec Maman Poule ça marche, autant avec Papa Poule, ça a été un four.

J’ai attendu…attendu…attendu…et puis j’ai constaté l’évidence : il était passé (il me confirmera plus tard qu’il m’avait vue mais, hein, ça ne lui est pas venu à l’esprit, en me voyant plantée à côté des poubelles à l’attendre sans bouger quand il passe, de me faire signe….).

Et vas-y comment ça va m’amuser de trouver un type habillé en bleu avec une casquette blanche (= 87% des coureurs)!

Je passe donc les 5 kilomètres suivants à sprinter, chargée comme un âne (bah oui, j’avais le ravito de Papa Poule…) tout en étant au téléphone avec le Poulet pour qu’il me renseigne avec le suivi live.

A ce moment, je pense que les autres coureurs m’ont détestée (sauf peut être celui à qui j’ai généreusement donné une de mes 3 bouteilles!).

Aux alentours du kilomètre 10 je retrouve Papa Poule, pas plus perturbé que ça.

Évidemment, je râle un peu (« Non mais vraiment, t’as pas dû resté à gauche comme convenu« , « Si je te dis que je t’attends à la sortie du ravito, la moindre des choses c’est de me faire signe quand tu passes« , blablablabla…).

Nous nous séparons une nouvelle fois quand je m’arrête pour aider une coureuse manifestement mal en point (sans être médecin, quelqu’un plié en 3 qui pleure en soufflant comme un phoque, n’est pas signe de bonne santé).

Ce qui me conduit à ouvrir deux parenthèses.

(A quel moment dans ta tête, tu te dis que faire du sport c’est aller jusqu’à te mettre mal? On parle de 21,182 kilomètres. Tu ne vas pas sauver une vie/découvrir le vaccin contre le cancer/stopper la faim dans le monde. A part ton ego, ça ne sert à rien – sauf à te ruiner la santé – de te mettre maaaaaaal)

(Sérieux les autres qui courraient, vous êtes pas Usain Bolt ou Eliud Kipchoge, ça vous coûte quoi de vous arrêter 30 secondes pour vous enquérir de l’état d’un autre coureur?)

Parenthèses refermées.

Il nous reste donc une dizaine de kilomètres. Et tout se passe bien (on ne se reperd pas et on passe avec succès le ravito du 15).

Je vois bien que Papa Poule commence un peu à ralentir, mais on tient quand même un bon rythme (autour des 6min/km).

Et puis voilà, c’est l’arrivée. On distingue l’arche. Je motive Papa Poule pour ne rien lâcher et même tenter un petit sprint.

Nous franchissons la ligne d’arrivée main dans la main, heureux (et fatigués, mais moins que la petite dame dernière nous!!), face au vent!

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Rendez-vous pris en 2020 pour perfectionner la technique du ravito!

Intrail muros 2019 – Histoire d’une rupture….

WALALALALALAA….t’as bien cru lectrice/lecteur que j’avais arrêté le sport pour me lancer dans des ateliers gommettes ou alors que j’avais définitivement succombé aux sirènes d’instagram (haaaa…le plaisir et la facilité de l’instantané!).

Évidemment que non, mais il se trouve que depuis quelques mois, j’ai beaucoup un peu la flemmingite et qu’accessoirement j’ai, comme le commun des mortels, l’intendance à gérer (un nouveau changement de poulailler en perspective, le boulot…bref, les trucs de la vraie vie).

VOILA VOILA VOILA…revenons à nos baskets : L’INTRAILMUROS 2019.

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Vendredi soir, comme depuis 2 ans, direction SAINT-MALO, avec les petits chats (pour la première fois).

Cette année, on sentait que les organisateurs avaient mis la gomme : un parcours rallongé de 2 kilomètres, une hausse des dossards (6 700 coureurs contre 1500 en 2017 et 2 700 en 2018), des nouveaux et « insolites » spots…

Cette nouvelle édition se voulait donc plus GRANDE.

Quelle drôle d’idée!

Que ce soit en 2017 ou en 2018, j’avais été ravie de ce trail urbain : bonne ambiance, parcours de qualité, fluidité, bénévoles trop gentils, ravitos de qualité…

La recette parfaite du bonheur en course.

Alors, gros spoiler, l’édition 2019, c’était clairement pas ça du tout.

Déjà 45 minutes d’attente avant de pouvoir prendre le départ alors que j’étais dans le bon sas et que j’étais arrivée en avance. Et je ne te parle même pas du « speaker » que tu as juste envie d’étrangler avec ses commentaires à la noix.

Ça commence bien…

Nous partons donc en longeant le bassin Duguay-Trouin. A ce stade, c’est assez fluide et mes récriminations sont déjà envolées.

C’est agréable, nous passons au milieu de bateau et nous atterrissons à la caserne des pompiers.

Première challenge, nous avons le choix entre passer dans une zone toute enfumée ou dans une zone extérieure. Rebelote à l’extérieur, il nous est possible de choisir entre mousse extinctrice (je dis ça mais en vrai je ne sais pas certaine que ça s’appelle comme ça!) et terrain normal.

La course se poursuit, bassin Vauban et arrivée à la piscine du Naye.

Là c’est le début de n’importe quoi.

On est quasi à la queue-leuleu et bien sur que ça bouchonne. Sans vouloir faire un chrono, piétiner n’est pas non plus ce que j’apprécie le plus…

En plus, autant la caserne c’était sympa, autant là, c’est ni fun (pardon aux personnes qui faisaient du kayak dans la piscine et aux autres qui étaient au stand selfie) ni très intéressant.

Au moins, nous piétinons au chaud (certes, c’est moyen pour le coup de frais à la sortie..).

Le spot suivant présente au moins un intérêt (un bunker avec jeeps et figurants) mais rhalalalala…il faut prendre son mal en patience (oui, sans être experte logistique faire passer 6700 coureurs à la queu-leuleu, c’est pas une bonne idée niveau fluidité).

Je commence à chonchonner intérieurement et ce d’autant plus que le ravito placé juste avant est minable (déso, je n’ai pas d’autres mots) : à peine 2 mètres de linéaire, des gobelets d’eau et (surtout) une queue interminable (logique, vu la configuration et le nombre de coureurs). Nous avons d’ailleurs fait l’impasse dessus.

Ma montre commence à m’indiquer une moyenne dangereusement basse (spoiler, ce n’est que le début).

Mais ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend, plus loin, place du guet, 4 kilomètres plus loin.

Là nous sommes littéralement à l’arrêt. Nous n’avançons plus. Au regard des textos échangés à ce moment, nous avons poireauté au minimum 10 minutes…

YOUHOUHOU.

Là j’en ai vraiment ras le bol et j’ai juste envie de finir et de rentrer.

Nous terminons donc dans l’intramuros. C’est sympa et comme les années précédentes, nous traversons des lieux sympas et nous tournicotons un peu (mais bon hein, le cadre est sympa).

L’arrivée se profile et avec les petits chats nous nous lançons dans un sprint final collectif (oui au rythme où nous allons, nous pouvons faire LE sprint!).

Et là… PATATRAS!

A 300 mètres de l’arrivée (je n’exagère pas, j’ai vérifié), un BOU-CHON.

OUI – OUI…UN BOU-CHON…SU-PER.

Nous nous retrouvons (une fois encore) à l’arrêt.

C’est loupé pour le sprint final collectif mais au moins nous voilà arrivés (j’en ai tellement marre).

Au final, des bénévoles toujours aussi choux (MERCI) mais une immense déception (et je pèse mes mots) qui laisse un goût amer.

C’est vraiment dommage car l’intrailmuros était vraiment une course sympa mais vouloir « répondre au plus grand nombre » (dixit les organisateurs eux-mêmes), c’est perdre son âme et son charme.

2019 sera sans moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CR – 20KM de PARIS

Dimanche dernier je prenais le départ pour les 20km de Paris.

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Autant te dire, lectrice/lecteur, que ce n’était pas gagné-gagné…

Niveau entrainement j’étais in ze chou : un petit 56 km pour le seul mois de septembre et pas vraiment très régulier l’entrainement, puisqu’au final je n’ai chaussé mes baskets que 5 fois en septembre (youhou la semaine de vacances).

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Pourtant, 8 semaines avant les 20km j’étais HY-PER motivée. J’avais imprimé un plan d’entrainement pour un objectif de …. 1h30!

Alors autant te dire, qu’à part avoir fait déco sur le frigidaire, ce plan n’a été d’aucune utilité! A la fin, je ne le voyais même plus (#déni).

Donc bref…c’était pas la préparation de folie.

Niveau diététique c’était tout aussi baroque : 2 sorties la semaine juste avant avec tout le tralala (= alcool et gras). Mais de très belles soirées, et ça, ça n’a pas de prix (tant pis les performances!).

Pour me sauver de ce combo maléfique « manque d’entrainement / diététique discutable« , je misais donc tous mes espoirs de dignité sur mes sessions régulières de cycling, mes quelques cours de yoga ou body balance et mes (très récentes donc peu nombreuses) sessions de fractionnés en club, sans oublier l’hydratation et deux bonnes nuit de sommeil!

Dimanche matin arrive et la routine prè-course : lever pour un petit-dej de championne 3 heures avant le départ, ce qui me laisse le temps de me recoucher.

J’enfile mes affaire préparées la veille: tenue légère vue la météo hyper clémente pour ce début octobre et le petit gel énergétique.

L’heure tourne et il faut y aller.

Je sais que sur le parcours, je verrais Papa Poule, Maman Poule et le Poulet. Mais surtout, la Pintade s’est portée volontaire pour faire les derniers kilomètres avec moi.

Je pars donc le coeur léger (tant pis pour le chrono, je vais passer un bon moment).

Et là, PADABOUM PREMIER DRAME (oui, si tu me connais, lectrice/lecteur, j’aime les drames de pré-course).

J’AI PAS MIS DE K-TAPE SUR MON GENOU (mais j’ai le caillou magique!).

Je panique. Je m’en veux. Rien que d’y penser j’ai mal au genou. J’hyperventile.

La drama queen en pleine action.

Pour rappel, c’est sur les 20km de Paris que j’ai perdu un genou, ce qui m’avait ouvert une année blanche….

Vu que je n’ai pas le temps de retourner vers mon k-tape, je me raisonne :  « tu as fait près de 20 bornes en entrainement, sans k-tape, ça ne t’a pas posé problème« , « ça serait vraiment pas de bol, après tout ce que tu as couru depuis la fin de l’année blanche, que ça se réveille aujourd’hui« , « c’est dans la tête« …

Bref, ça fini pas faire pshiiiit.

Je rentre dans mon sas, ambiance boite de nuit comme à chaque départ de course. Mes voisins sautillent dans tous les sens. Comme une poulette aigrie, je ne bouge pas, en me disant que vu mon état, je vais gaspiller de mon énergie inutilement!!!

Je ferai quand même quelques étirements juste avant mon top départ, histoire de ne pas partir totalement à froid.

C’est au moment du départ que survient le SECOND DRAME : PIPI!!

Je tiendrai quelques kilomètres avant de faire un petit écart vers un buisson bien accueillant.

Mais ça a été 3km très looooongs et je n’avais pas vraiment la tête à la course (plutôt en mode radar : « là? non pas là, pas de buisson cachette intégrale« , « là? non je vais montrer mes fesses à tous l’immeuble« , « là? non c’est juste un arbre, vue garantier à 180 °« ….).

Passées ces contrariétés, je rentre (enfin) dans la course et vois les kilomètres passer régulièrement.

Bonne surprise, j’arrive à tenir assez facilement autour des 5min/km.

Je pense à bien m’hydrater à chaque ravito, ce qui – je pense – m’aide à ne pas me sentir trop fatiguée.

Au km 12 j’ouvre grand les yeux : c’est là que se trouve la team poule/poulet.

Je vois tout le monde et ça me fait chaud au coeur : je fais des petits pas de satisfaction.

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Je sais que dans 2km, la Pintade m’attends et que la fin est proche.

A ce stade, je vois que je tiens un bon rythme sans trop souffrir (attention, je ne dis pas que c’était la ballade, juste que c’était moins dur que ce à quoi je m’attendais!).

Au km 14, comme prévu, je retrouve la Pintade qui m’apprend que 1km plus loin nous attend Pickou.

Nous faisons donc quelques kilomètres tous les trois. C’est bien, ça m’empêche de baisser de rythme.

Par contre, le parcours se resserre et ça commence à bouchonner (ce qui est très agaçant).

Enfin, voilà la dernière ligne droite.

Je finis seule, la Pintade m’ayant quittée et Pickou s’étant fait dégagé par l’organisation (bon de toutes façons, il courrait trop vite, je n’arrivais pas à suivre!).

Je passe la ligne, regarde mon chrono.

Ce n’est pas 1H30 (mais bon, ça je le savais) mais ce n’est pas la catastrophe non plus.

Je suis satisfaite et puis surtout…j’ai kiffé ma course!

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Maintenant c’est l’heure de l’apéro et d’un déjeuner improvisé mais délicieux avec la Pintade et Pickou (merci encore les amis!).

Next : le semi avec Papa Poule!

 

 

 

 

 

 

 

TRAIL GOLFE DU MORBIHAN…trois mois plus tard

Il n’est jamais trop tard, dit-on…

Donc presque trois mois que je me suis frottée à ZE défi de mon année 2018 : 58 km en trail.

Reprenons par le commencement (pas le vrai commencement, juste un peu avant la course).

En toute honnêteté, si trois mois plus tard, je fais un peu la nana qui gère (« oué oué, 58 km, ça se fait« ), quelques jours et heures avant dans ma tête c’était plutôt le contraire.

En plus, il faisait une chaleur du diable (qui aurait conduit à plus de 50% d’abandon, d’après radio-potins-trail).

Et c’est ça qui me faisait peut-être le plus stresser.

Je me suis imaginée tous les films possibles et inimaginables : « si je n’ai plus d’eau et que je m’écroule, je fais comment?« , « si je me dessèche sur place, je fais comment?« , « et si je me mets à vomir à cause de la chaleur, je fais quoi?« ….

Je me suis livrée aux calculs les plus poussés (ayant fait un bac L option arts plastiques, je te laisse imaginer le niveau…), « si je cours uniquement la nuit, à la fraîche, je le boucle en combien?« , « j’ai 2 gourdes et une poche, je répartis comment l’isotonique et l’eau pure?« , « sachant que les ravitos sont tous les X km, je peux/doit boire bien combien par km?« …

Au fond, je savais bien que j’étais complétement opé sur l’alimentation et l’hydratation, mais n’empêche que remontée comme un coucou, plus rien ne comptait.

J’avais tout pour bien gérer : de l’eau en quantité suffisante (1,5L, sans compter le litre d’isotonique) et de quoi festoyer le long de ces fichus 58 km (abricots secs à gogo, mini-saucissons secs à volonté, « petites tranches de saint-agaûne [ne me juge pas lectrice/lecteur], gels isotoniques en veux-tu en voilà…).

Pour de vrai, je me serais perdue, j’aurais eu de quoi tenir laaarge (mais pas pour l’eau, certes).

[SPOILER : je n’ai pas tout boulotté du tout et loin de là!!]

Bien entendu, j’ai également mis dans mon sac tout un tas de trucs dont je sais, avant même de passer le pas de la porte, qu’il ne me servira JAMAIS (genre une boite de compeed, un débardeur de change ET un t-shirt de change…). Et je sais aussi déjà que mon gobelet va rester au fond de mon sac comme à chaque fois (faux, je l’ai sorti!)….

Donc au final, avec le matériel obligatoire, je suis parée à (presque) TOUTE éventualité (rencontre avec les extraterrestres, sieste imprévue…)

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Pour la tenue, vu la météo (et vu que j’ai la moitié de mon dressing dans mon sac…), j’opte pour du léger : short/débardeur/buff.

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Me voilà donc sur le port de VANNES pour prendre la navette.

J’appréhendais vachement l’étape de la navette car la dernière fois où j’avais dû prendre une navette remontait à la SAINTESPRINT et je n’en garde pas un souvenir très agréable.

Rien à voir ici, tout est fluide, c’est merveilleux, je ne poireaute ni erre pendant une heure, en maximum 15 minutes c’est plié (attente navette + montée navette).

Arrivée à Arzon, je repère rapidement le départ pour ensuite m’installer à l’ombre du centre culturel (et ses toilettes, très utiles avant la course!!) et me faire plein d’amis.

J’en profite aussi pour somnoler. En partant à 17h30, je me doute bien que la nuit va être longue….

Juste avant le départ j’arrive à retrouver Florence une copine TEE.

ET C’EST PARTI!

Sans surprise, il fait chaud et le premiers 10 kilomètres se font en accordéon. Qu’importe, vu la chaleur, je ne serais bien incapable de faire une performance du siècle.

Comme souvent dans ces moments, j’en profite pour boire un peu et grignoter.

L’ambiance est hyper sympa et en ce jour de match (France – Argentine, c’est possible?), les rumeurs vont bon train sur le score.

Le paysage est splendide. J’en prends plein les yeux.

Vu que ça n’avance pas trop vite, je fais quelques photos.

Et puis, ça y est, ça se déroule. Plus de gros paquet.

La course peut commencer.

En vrai, je n’ai pas du tout mis les gommes.

Il faisait une chaleur du diable (mon dieu, je ne pensais pas pouvoir autant suer!!) et j’avais une trouille pas possible de me cramer et d’avoir à abandonner.

Donc j’ai essayé de trouver un juste milieu entre pression chrono/turtle is back.

Résultat, j’ai souvent alterné petit trot/marche bon pas.

Ce qui m’a permis de m’émerveiller encore et toujours sur le paysage et les vaches.

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Les kilomètres passent les uns après les autres et sur les conseils de Florence (merci merci) je saucissonne la course par tranche de 10 km (histoire de ne pas trop paniquer).

Le public est au rendez-vous et (sympa) prévoit de quoi nous arroser/hydrater tout en nous encourageant (merci public!).

Le cap des 36 km est atteint.

Je me dis que je suis encore dans une distance que je connais.

DISTANCE MARATHON.

OK..ok..ok…

Là, je me dis que je rentre dans l’inconnu.

Je me sens plutôt pas mal (comme quelqu’un qui a fait plus de 40 km et qui doit en faire encore 18…).

Je kiffe le paysage. La nuit est tombée. Il fait toujours aussi chaud mais la magie de la course opère.

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Je me perds aussi dans des calculs fumeux sur ma vitesse, la distance et le fait d’alterner marche rapide et course (mais ça m’occupe aussi l’esprit).

Kilomètres après kilomètres, la ligne d’arrivée se rapproche et j’en viens presque à me dire (malgré le mal de bide énoooorme que j’ai dès que je cours plus de 3 minutes 45 secondes) que c’est dommage, j’aurai bien continué un peu… (oué, là, je pense que c’est le moment où on est plusieurs dans mon cerveau!).

La Chicitas me retrouve pour les derniers kilomètres.

Il y a un orage de maboule, c’est terriblement beau (et j’ai l’impression de bouillir tellement intérieurement que je ne sens même pas la pluie).

Elle me crie dessus comme quoi je pourrais quand même courir et courir un peu plus vite (« non là, pour de vrai, même si je ne veux pas que cette course s’arrête, j’ai juste envie de m’allonger en étoile sur le sol. Là, au milieu du chemin« ).

Et puis…et puis…

LE PORT.

Le tour du bassin.

LA LIGNE D’ARRIVÉE.

C’est magique. Je n’y crois pas. Je l’ai fait.

Oui, moi, j’ai couru 58 kilomètres.

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Je suis trop fière de moi (et très défoncée et fatiguée).

 

BILAN.

Une course magnifique (gnagnagnagna).

A posteriori, j’ai vu pas mal de commentaires sur l’orga qui aurait été dépassée par la chaleur. Sur le trail, je n’ai rien vu de tout ça. Au contraire, j’ai trouvé que c’était plutôt super bien organisé : des ravitos suffisants (passion tuc is back!!) et plus de points d’eau que prévu. Des bénévoles hypers gentils et encourageants. Donc sur le trail, rien à dire au niveau de l’organisation à part MERCI MERCI MERCI.

Le public fait aussi beaucoup pour l’ambiance de la course. Cette année particulièrement. Je ne compte pas les gens qui nous ont arrosés/aspergés, mis de l’eau à disposition, nourris, encouragés…Franchement, public breton, t’es le meilleur (normal, t’es breton). Je t’aime.

Florence aussi a été une super alliée tout au long de cette course (bien que nous nous soyons perdues quelques km avant la fin). Se lancer sur 58 km avec une copine TEE, ça fait du bien au moral et ça évite de se laisser abattre dans les coups de mou. Avec un peu de retard MERCI Florence (et à très bientôt sur une course?!?).

Conclusion : rendez-vous en 2019!

TRAIL GOLFE DU MORBIHAN – J-2

J’aimerais te dire lectrice/lecteur que mon absence est liée à une prépa intensive et respectée scrupuleusement à la lettre en vue du trail de samedi.

Malheureusement, la réalité est ce qu’elle est et la réponse est NON.

Enfin oui mais non (voilà je commence à négocier avec ma conscience).

J’ai essayé de suivre le plan d’entrainement proposé par le coach (ici) et puis aussi un peu celui proposé par l’Equipe () mais voilà entre la « vrai vie » (le changement de poulailler, les contraintes pro et toussa toussa) et la « vie en théorie » (suivre un plan d’entrainement et opter pour les healthy choices), il y a un fossé!

Sans compter que parfois, déso j’ai pas un bac +10 option STAPS, et que je suis bien incapable de comprendre ce que ça veut dire  » 30’footing échauff + 2x10x40′ (100%VMA)/30′(60%VMA) sur plat R 2′ et RC:10‘ ».

Non mais sérieux? C’est barbare! Et puis pourquoi certains éléments sont en gras? C’est impératif? Non négociable?

Ceci dit, j’aurai mieux fait de ne pas chercher à comprendre ce que cela voulait dire car une fois décrypté, je n’avais plus du tout mais plus du tout envie de m’y coller (et c’est là en général où je switchais vers le plan d’entrainement de l’Equipe, beaucoup plus accessible et simple).

Au final, si on prend en compte la « vraie vie » , je n’ai pas fait l’entrainement au millimètre près mais j’ai essayé de m’y tenir « à peu près« (à l’exception de la semaine entre deux poulaillers…).

Et ce n’est déjà pas mal.

Surtout que douée comme je suis, je me suis complétement plantée dans mes calculs et que du coup je n’ai pas vraiment pris la ligne correspondant à mon niveau…

Alors au final ça donne ça :

Un mois d’avril avec une progression gentillette (112 km), un mois de mai dense (183 km) et un mois de juin en redescente (83 km).

Reste qu’en raison de la « vraie vie » (he oui, pauvre manante que je suis, je travaille et subis autres contraintes bassement matérielles), je suis un peu fatiguée et que la perspective de m’avaler 56 km-qui -en-font-58 km-en-vrai me fait un petit peu peur.

Bilan premier trimestre 2018

Soyons honnête, le bilan n’est pas fou-fou…

Pour filer la métaphore, je dirai qu’il est aussi riche que ce blog ces derniers mois.

Mais bon… « c’est la vie » (*haussement d’épaules / tombé de bras*).

Donc si nous résumons:

  • piscine : abandon-total-absolu, démission… Impossible de comprendre le pourquoi du comment : ça ne veut pas. Je n’en suis pas très fière mais pas au point de me culpabiliser un max. Je m’interroge juste sur l’opportunité de regarder des cours particuliers à la rentrée. Cela pourrait être une solution à ma démotivation. A VOIR DONC.
  • cours à pieds : le bilan n’est pas chouli-chouli mais je tiens le bon bout. Un chouïa plus de 22 km en janvier, 46 km en février et un mois de mars qui affiche (pour le moment, le mois n’est pas fini!!) un peu plus de 50 km…
  • Capture d_écran 2018-03-23 à 10.35.38Capture d_écran 2018-03-23 à 10.35.25
    En février, il y a eu une petite remise en jambes sympathique avec l’intrail muros de SAINT-MALO et comme l’année dernière c’était troooop bien. NON. C’était encore mieux que l’année dernière. Le parcours était moins urbain et donc vraiment kiffant (courir sur la plage, dans le noir, avec les étoiles qui scintillent…youloulouloulou). Bon évidemment, j’ai réussi à me perdre un bref moment! MAIS SUPER!
  • Sinon, j’ai aussi bien étrenné mes nouveaux leggins et hauts tous en couleurs (et pas forcément bien assortis entre eux!).
  • yoga : alors là c’est peut être le seul truc qui tient à peu près la route. Va savoir pourquoi!

ET MAINTENANT?

Le planning course est complétement revu :

  • marathon nocturne de bordeaux : abandon pour cause d’intendance ingérable. Ce qui objectivement n’est pas vraiment une mauvaise chose vu mon état d’entrainement.
  • trail de belle île : pas de bol je n’ai pas été tirée au sort (bon j’ai bien retenté ma chance ce matin dans un jeu mais soyons honnête mes probabilités de gagner sont…infimes!) .
  • Raid golfe du Morbihan – trail 56 km – juillet 2018 : ça, ça n’a pas bougé! Je suis toujours inscrite et c’est ZE objectif pour cette année. Donc va falloir se bouger un peu et faire chauffer les baskets parce-que ce n’est pas en courant 50 malheureux kilomètres par mois que je vais être prête (ou alors je vais finir avec les dents).
  • les 20km de Paris – octobre 2018 : grosse nouveauté dans le planning. Ok, c’est de la route mais j’ai une petite revanche à faire sur cette course. La seule et unique fois que je l’ai faite c’est là où je me suis flinguée le genou et c’est ce qui a ouvert la porte à l’année blanche! Donc on va faire la paix cette course et moi.
  • la Saintelyon – 44km – décembre 2018 : oui-oui-oui, je sais, j’avais pesté comme un putois sur l’organisation mais quand même…c’est une belle course! Donc, je vais voir si je peux effacer mon souvenir mitigé.

VOILA DONC POUR LE PROGRAMME.

Si tout se passe bien, si j’arrive à suivre un plan d’entrainement autre que le combo « gras-canapé », ça devrait aller…mais ça c’est « en théorie » et l’on sait qu’entre la théorie et la vraie vie, parfois ça ne colle pas toujours!

Best wishes…

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Et voilà, 2018 est là et avec elle les vœux (les meilleurs à toi qui me lit), le bilan et les perspectives (parler de « bonnes résolutions » me semble un peu ambitieux vu ce qui va suivre).

Donc…2017 a été – avec le recul – une année plutôt pas mal:

  • peu de courses sur route (un semi, et c’est bien tout je crois) et plus de trails, avec de belles performances parfois (mais pas toujours);
  • une réelle addiction au yoga;
  • la piscine qui peine toujours (j’ai beau essayé, entre la motivation et les tuiles, ça n’accroche pas réellement, il faut être honnête).

Sans compter mon dressing sportif qui s’enrichit régulièrement (bah quoi??), sans que je n’ai eu réellement le temps de tester mes nouvelles amplettes (si, un leggings de yoga).

Au final, donc l’année a été plutôt réussie même si elle s’est terminée en eau de boudin, avec un arrêt total-absolu- intégral du sport (et une reprise aussi rapide que furtive du yoga).

Et 2018 donc???

Pour être honnête, 2018 commence mal…très mal (attention minute calimero). De nouveau, je me retrouve au poulailler avec mes bas de contention sans pouvoir faire autre chose que de me plaindre, de geindre et de patienter encore un mois avant d’envisager de faire quoique ce soir : TUILE IS BACK.

Mais comme 2018 ne se résume pas à un mois (et heureusement) voyons donc ce que les prochains mois annoncent :

  • Intrail muros 2018 :  le 23 février 2018 (la version 2017 avait été top). Le timing va être short avec la reprise mais c’est faisable (il faut avoir foi). Au pire, bah tant pis, le chrono ne sera pas là.
  • le marathon nocturne de Bordeaux : un mois plus tard, le 24 mars 2018. Là, ça s’annonce plus chaud. C’est de la route et à deux mois de la reprise. Bref, un vrai challenge qui s’annonce. Je ne sais pas vraiment comment tout cela va se passer.
  • un peu de repos et le Raid Golfe du morbihan, en juillet, mais cette année je mets la barre un peu plus haut et prendrai le départ du Trail, soit 56 km. Soyons fou. C’est LE premier challenge de 2018.
  • LE second challenge (et avec un peu de chance, le tirage au sort n’ayant pas encore eu lieu) sera le trail du Ponant, soit la moitié du tour de Belle île en mer, en septembre. 45 km et plus de 1000m D+, de quoi finir l’année en beauté (si j’arrive jusque là).

Comment je vais faire? Honnêtement, aujourd’hui, je n’en sais trop rien. Disons que la reprise va devoir être archi-disciplinée.

HA-LA-LA…qui revoit-là??

C’est la tuile!

Mais si, tu sais : LA TUILE !

Presque la même que l’année dernière (et quasi à la même époque), sauf que là, je fais monter les enchères : 2 MOIS sans sport.

OUI-DEUX-MOIS-SANS-SPORT.

Soit (attention…des chiffres et des lettres le retour) : 8 semaines sans rien faire, 56 jours à regarder les autres s’activer…

Rien, niet, nada, kepouic, que dalle, cacahouète…

A la trappe le yoga, le renforcement musculaire, la course à pied, la natation, le curling….

Ha si, j’ai le droit de marcher! Ce qui en soit n’est déjà pas rien.

Du coup, ça fait quoi une poulette qui ne court pas et qui ne va pas tourner en rond pendant deux mois, sous peine de finir zinzin?

Bah, elle diversifie ses activités : cuisine (bientôt le retour du muffin…!) , coloriage (oué-oué…) et surtout lecture!

Je rattrape mon retard.

Voici donc..tagada-tzoum-tzoum…la chronique littéraire de Chickruns!

Donc, dans les livres lus récemment ou en cours de lecture, je te propose, chèr(e) lectrice/lecteur :

  • la trilogie Wake up America (Andrew Aydin, John Lewis et Nate Powell) : une superbe et forte bédé sur le mouvement des droits civiques de 1940 à 1965 aux Etats-Unis.Ce n’est clairement pas une lecture happy-bisounours-keur-keur (à éviter donc si tu en phase gloomy) mais c’est une belle lecture qui retrace des événements importants et souligne l’engagement de femmes et d’hommes.
  • Rigolevio (Emmet Grogan), l’autobiographie de..euh…(vas-y paye ton commentaire en carton…) du fondateur des Diggers de San Francisco?Non…trop restrictif pour un homme qui a eu un nombre de vies incalculables dans une seule vie (oui, parce-qu’avant de fonder les Diggers, il était à l’IRA et encore avant dans la montagne à construire des églises et grimper des sommets et encore encore avant cambrioleur et encore encore encore avant….).

    Bref, une autobiographie complétement folle!

Comme tu le constates, lectrice/lecteur, je suis en pleine phase « culture américaine » (car bien souvent, une lecture en appelle une autre et c’est souvent sans fin, jusqu’à ce que j’ouvre une nouvelle porte vers un nouveau truc et c’est reparti pour un tour!) et ça risque fort de poursuivre avec mes prochaines lectures :

  • retour aux classiques avec M. TWAIN et ses deux monuments, Les Aventures de Tom Sawyer et Les Aventures de Huckleberry Finn (trad. Hoepffner);
  • Panthères noires: histoire du Black Panther Party (T. Van Eersel) pour essayer de sortir un peu des clichés cinématographiques sur ce parti.En toute honnêteté, je n’ai aucune idée de la qualité du bouquin. A la base, je voulais lire Seize the Time de Bobby Seale (fondateur du Black Panther Party) mais impossible de mettre la main dessus que ce soit en VO ou traduit (surement plus édité..).

    Je n’ai trouvé qu’une version PDF, ce qui est – il faut l’admettre – un peu rebutant.

  • Sans surprise donc (et avec un peu de courage), Seize the Time (B. Seale).

Sinon, j’ai aussi en tête et en attente Outremonde de Don DeLillo (mais là aussi, avec un peu de courage, je l’ai entamé il y a bientôt deux ans et je n’avais pas du tout accroché…super vendeur!) et un bouquin dont j’ai complétement perdu le nom sur les femmes s’étant présentées au poste de Président des USA.

VOILA VOILA…

Au final, deux mois sans sport, c’est peut-être un peu juste!!

Trail de la côte d’Emeraude – + 1 semaine

Petit retour en arrière: imagine, lectrice/lecteur, que tu es samedi 14 octobre en soirée.

Demain c’est le trail de la côte d’Emeraude, 30 bornes de plage et de chemin côtier. J’ai un petit peu les chocottes.

Je sens bien que je ne suis pas au top de l’entrainement et que je suis un peu fatiguée. Et pour couronner le tout je me mets en tête qu’il me faut absolument un nouveau sac (oui la veille, c’est vraiment une riche idée…).

Obsession, qui se terminera par une ceinture/porte bidon. Ce qui est, au final, plus pertinent pour un trail qui ne se fait pas en autonomie et qui n’impose aucun équipement obligatoire.

Je te présente donc mon nouveau joujou-qu-‘il-est-trop-bien et que je-le-kiffe-grave (mais il n’est pas rôse):

raidlight

Très pratique, ergonomique, léger…toussa toussa. Bref, un bon investissement et un bon rapport qualité prix.

Niveau tenue, c’est léger, la météo est hyper clémente pour un mois d’octobre.

J’opte donc pour le combi short-débardeur.

Par contre, niveau ceinture, c’est un peu comme pour mon sac à main. J’y colle un tas de trucs : arnica, gel, saucisson…

Maintenant, cher(e) lectrice/lecteur, tu es dimanche matin.

Ça pique un peu, il est 6 heures 30 (oui, je sais, plus les années passent, plus je raccourci l’écart petit-dej/départ…).

Il fait nuit, c’est un peu déprimant et je retournerai bien me coucher.

Mais bon, hein, maintenant que nous (oui « nous », le Poulet est de la partie) sommes levés, c’est un peu foutu.

Direction SAINT-MALO. Il fait toujours nuit (#laloose ou #monlitmemanque).

C’est difficile de voir qu’il va faire beau et je commence à douter de ma tenue.

Le jour se lève pendant que nous roulons, c’est loupé pour le lever de soleil sur la plage. Enfin, globalement, c’est loupé pour le lever de soleil tout court. Le ciel est couvert et je me demande où c’est fichus ingénieurs ont vu qu’il allait faire beau.

Le départ se fait sur la plage, comme les premiers kilomètres…

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Y’a beaucoup de gars et pas beaucoup de poulettes… Mon impression sera confirmée, après un rapide coup d’œil sur la liste des arrivants (329 arrivants…37 femmes!).

Le départ est donné et rapidement le Poulet me distance.

Sur les 10 premiers kilomètres, c’est plutôt cool. Je déroule bien, ils passent en moins d’une heure (y’a bien un moment où je me suis dit que j’allais trop vite et que j’allais le payer à un moment ou à un autre…).

Le soleil pointe le bout de son nez. Les paysages sont magnifiques. L’ambiance est top. Je prends des photos.

Limite c’est la ballade!!!

ET LA PATATRA…

700 D+ sur les 10 kilomètres suivants.

J’en bave. Je ne pensais pas que ça pouvait autant monter en Bretagne. Ça tire dans les jambes et à la fin j’ai l’impression d’avoir des fessiers en béton armé.

Dans ma galère je me fais un copain : Joël, 73 ans qui finira en 3’28 et qui a un couscous pour déjeuner.

C’est sympa comme tout, on papote et au final on passe ces fichus kilomètres de l’horreur et qui te casse les jambes.

Retour sur la plage, j’en ai ras le bol : encore courir dans l’eau, encore courir sur le sable…

Je sais que le Poulet est déjà arrivé et quand il me reste plus que 2 kilomètres, je l’appelle au bord de l’explosion. Stoïc, il me répond, que c’est bon, je suis presque arrivée. Je raccroche rageuse.

Mais je n’en peux plus : la plage est plate à en mourir et je vois l’arche d’arrivée, tout en sachant qu’elle est bien plus loin que ce que mes yeux me laissent croire.

J’arrive ENFIN et j’ai l’impression de faire le sprint de ma vie. Tu parles, après vérification j’étais à 6 min /km!!

Mais je suis super contente de moi. J’ai fait moins que mon objectif. Il fait beau. Y’a de la bière à l’arrivée. Et les bénévoles (MERCI MERCI MERCI!), comme ceux sur le parcours sont trop gentils.

Rendez-vous est pris pour 2018!