HA-LA-LA…qui revoit-là??

C’est la tuile!

Mais si, tu sais : LA TUILE !

Presque la même que l’année dernière (et quasi à la même époque), sauf que là, je fais monter les enchères : 2 MOIS sans sport.

OUI-DEUX-MOIS-SANS-SPORT.

Soit (attention…des chiffres et des lettres le retour) : 8 semaines sans rien faire, 56 jours à regarder les autres s’activer…

Rien, niet, nada, kepouic, que dalle, cacahouète…

A la trappe le yoga, le renforcement musculaire, la course à pied, la natation, le curling….

Ha si, j’ai le droit de marcher! Ce qui en soit n’est déjà pas rien.

Du coup, ça fait quoi une poulette qui ne court pas et qui ne va pas tourner en rond pendant deux mois, sous peine de finir zinzin?

Bah, elle diversifie ses activités : cuisine (bientôt le retour du muffin…!) , coloriage (oué-oué…) et surtout lecture!

Je rattrape mon retard.

Voici donc..tagada-tzoum-tzoum…la chronique littéraire de Chickruns!

Donc, dans les livres lus récemment ou en cours de lecture, je te propose, chèr(e) lectrice/lecteur :

  • la trilogie Wake up America (Andrew Aydin, John Lewis et Nate Powell) : une superbe et forte bédé sur le mouvement des droits civiques de 1940 à 1965 aux Etats-Unis.Ce n’est clairement pas une lecture happy-bisounours-keur-keur (à éviter donc si tu en phase gloomy) mais c’est une belle lecture qui retrace des événements importants et souligne l’engagement de femmes et d’hommes.
  • Rigolevio (Emmet Grogan), l’autobiographie de..euh…(vas-y paye ton commentaire en carton…) du fondateur des Diggers de San Francisco?Non…trop restrictif pour un homme qui a eu un nombre de vies incalculables dans une seule vie (oui, parce-qu’avant de fonder les Diggers, il était à l’IRA et encore avant dans la montagne à construire des églises et grimper des sommets et encore encore avant cambrioleur et encore encore encore avant….).

    Bref, une autobiographie complétement folle!

Comme tu le constates, lectrice/lecteur, je suis en pleine phase « culture américaine » (car bien souvent, une lecture en appelle une autre et c’est souvent sans fin, jusqu’à ce que j’ouvre une nouvelle porte vers un nouveau truc et c’est reparti pour un tour!) et ça risque fort de poursuivre avec mes prochaines lectures :

  • retour aux classiques avec M. TWAIN et ses deux monuments, Les Aventures de Tom Sawyer et Les Aventures de Huckleberry Finn (trad. Hoepffner);
  • Panthères noires: histoire du Black Panther Party (T. Van Eersel) pour essayer de sortir un peu des clichés cinématographiques sur ce parti.En toute honnêteté, je n’ai aucune idée de la qualité du bouquin. A la base, je voulais lire Seize the Time de Bobby Seale (fondateur du Black Panther Party) mais impossible de mettre la main dessus que ce soit en VO ou traduit (surement plus édité..).

    Je n’ai trouvé qu’une version PDF, ce qui est – il faut l’admettre – un peu rebutant.

  • Sans surprise donc (et avec un peu de courage), Seize the Time (B. Seale).

Sinon, j’ai aussi en tête et en attente Outremonde de Don DeLillo (mais là aussi, avec un peu de courage, je l’ai entamé il y a bientôt deux ans et je n’avais pas du tout accroché…super vendeur!) et un bouquin dont j’ai complétement perdu le nom sur les femmes s’étant présentées au poste de Président des USA.

VOILA VOILA…

Au final, deux mois sans sport, c’est peut-être un peu juste!!

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Trail de la côte d’Emeraude – + 1 semaine

Petit retour en arrière: imagine, lectrice/lecteur, que tu es samedi 14 octobre en soirée.

Demain c’est le trail de la côte d’Emeraude, 30 bornes de plage et de chemin côtier. J’ai un petit peu les chocottes.

Je sens bien que je ne suis pas au top de l’entrainement et que je suis un peu fatiguée. Et pour couronner le tout je me mets en tête qu’il me faut absolument un nouveau sac (oui la veille, c’est vraiment une riche idée…).

Obsession, qui se terminera par une ceinture/porte bidon. Ce qui est, au final, plus pertinent pour un trail qui ne se fait pas en autonomie et qui n’impose aucun équipement obligatoire.

Je te présente donc mon nouveau joujou-qu-‘il-est-trop-bien et que je-le-kiffe-grave (mais il n’est pas rôse):

raidlight

Très pratique, ergonomique, léger…toussa toussa. Bref, un bon investissement et un bon rapport qualité prix.

Niveau tenue, c’est léger, la météo est hyper clémente pour un mois d’octobre.

J’opte donc pour le combi short-débardeur.

Par contre, niveau ceinture, c’est un peu comme pour mon sac à main. J’y colle un tas de trucs : arnica, gel, saucisson…

Maintenant, cher(e) lectrice/lecteur, tu es dimanche matin.

Ça pique un peu, il est 6 heures 30 (oui, je sais, plus les années passent, plus je raccourci l’écart petit-dej/départ…).

Il fait nuit, c’est un peu déprimant et je retournerai bien me coucher.

Mais bon, hein, maintenant que nous (oui « nous », le Poulet est de la partie) sommes levés, c’est un peu foutu.

Direction SAINT-MALO. Il fait toujours nuit (#laloose ou #monlitmemanque).

C’est difficile de voir qu’il va faire beau et je commence à douter de ma tenue.

Le jour se lève pendant que nous roulons, c’est loupé pour le lever de soleil sur la plage. Enfin, globalement, c’est loupé pour le lever de soleil tout court. Le ciel est couvert et je me demande où c’est fichus ingénieurs ont vu qu’il allait faire beau.

Le départ se fait sur la plage, comme les premiers kilomètres…

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Y’a beaucoup de gars et pas beaucoup de poulettes… Mon impression sera confirmée, après un rapide coup d’œil sur la liste des arrivants (329 arrivants…37 femmes!).

Le départ est donné et rapidement le Poulet me distance.

Sur les 10 premiers kilomètres, c’est plutôt cool. Je déroule bien, ils passent en moins d’une heure (y’a bien un moment où je me suis dit que j’allais trop vite et que j’allais le payer à un moment ou à un autre…).

Le soleil pointe le bout de son nez. Les paysages sont magnifiques. L’ambiance est top. Je prends des photos.

Limite c’est la ballade!!!

ET LA PATATRA…

700 D+ sur les 10 kilomètres suivants.

J’en bave. Je ne pensais pas que ça pouvait autant monter en Bretagne. Ça tire dans les jambes et à la fin j’ai l’impression d’avoir des fessiers en béton armé.

Dans ma galère je me fais un copain : Joël, 73 ans qui finira en 3’28 et qui a un couscous pour déjeuner.

C’est sympa comme tout, on papote et au final on passe ces fichus kilomètres de l’horreur et qui te casse les jambes.

Retour sur la plage, j’en ai ras le bol : encore courir dans l’eau, encore courir sur le sable…

Je sais que le Poulet est déjà arrivé et quand il me reste plus que 2 kilomètres, je l’appelle au bord de l’explosion. Stoïc, il me répond, que c’est bon, je suis presque arrivée. Je raccroche rageuse.

Mais je n’en peux plus : la plage est plate à en mourir et je vois l’arche d’arrivée, tout en sachant qu’elle est bien plus loin que ce que mes yeux me laissent croire.

J’arrive ENFIN et j’ai l’impression de faire le sprint de ma vie. Tu parles, après vérification j’étais à 6 min /km!!

Mais je suis super contente de moi. J’ai fait moins que mon objectif. Il fait beau. Y’a de la bière à l’arrivée. Et les bénévoles (MERCI MERCI MERCI!), comme ceux sur le parcours sont trop gentils.

Rendez-vous est pris pour 2018!

 

ANGRY POULETTE (le retour)

Tu te souviens peut-être lectrice/lecteur que dans mes projets de rentrée sportive j’avais en vue les 10km Paris Centre et que j’étais contente toussa toussa.

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HE BIEN, GRAND MAL M’EN A PRIS!

Parce-qu’aujourd’hui, figure toi, que j’ai reçu un petit mail des gentils  désorganisateurs m’annonçant que (je cite) « Dû à de multiples événements majeurs à Paris le dimanche 1er octobre, la préfecture de police de Paris et l’OMS (Office du Mouvement Sportif), organisateur de la course, ont décidé de décaler le 10KM Paris Centre au dimanche 15 octobre 2017« .

Donc en gros, une course dont les inscriptions sont ouvertes depuis le mois de juillet (au bas mot…j’ai « tardé » un peu et mon inscription date du 27 juillet dernier) – soit il y a 3 mois – est annulée 10 jours avant pour cause de « multiples événements majeurs« .

Donc je cherche ce que peuvent bien être ces « multiples événements majeurs« …

Je découvre que c’est effectivement la journée paris sans voiture.

Donc oui, un vrai motif de report. C’est vachement mieux de courir dans les pots d’échappement!

Sinon, il y a l’Odyssea à l’hippodrome de Vincennes (d’ailleurs, si toi aussi tu es déçue des 10km Paris Centre ou tout simplement si tu ne sais pas quoi faire, va la courir, c’est pour la bonne cause!) .

Après quelques recherches, j’ai aussi découvert qu’il y avait le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe.

Et pour Paris mon moteur de recherche préféré multicolore ne me trouve rien d’autre… (bon j’avoue je ne vais pas non plus passer plus de 10 minutes à chercher!).

Bref, tous ces « événements majeurs« , qui n’ont jamais eu lieu les années précédentes et que personne n’a vu venir, sont sortis de nul part 10 jours avant la course… (prends moi pour un jambon)!!

Ce qui fait qu’à 10 jours de la course les organisateurs se rendent compte qu’ils n’ont pas leurs autorisations!

AMATEURS!

Bien sur une course décalée, ça arrive.

MAIS :

  • pas 10 jours avant ladite course;
  •        pas annoncé par un mail bidon qui ne contient ni « excusez-nous« , ni « pardon« , ni « on est désolé » , ni toute autre formule de politesse qui a le mérite de faire passer la pilule.

Tu sais quoi NIKE? Tu t’en fiches peut-être parce-que tes dossards tu trouveras toujours des pigeons pour les acheter mais MOI C’EST FINI.

TON ORGANISATION EST NAZE.

TON SERVICE DE COM’ SE FICHE DE MOI (et des 17 999 autres dossards).

Pour ces 10km, ton slogan c’est pas « Paris puissance dix » mais « Paris puissance reste chez toi » (je voulais mettre puissance zéro ou rien du tout mais après vérification ça fait quand même un…).

C’est (bientôt) la rentrée!

La période estivale touche à sa fin avec elle toutes la petite ribambelle de petits écarts (gras – gras – sucre- gras – alcool [avec modération, hein!] – sucre – gras) et d’indulgences (mollo la reprise après la coupure estivale).

Bref, il faut bien mettre un terme à tout cela et se reprendre un peu en main car le programme s’annonce – si ce n’est chargé – légèrement ambitieux au regard de mon plan d’entrainement actuel.

[Attention post particulièrement barbant/rasant car sans aucune photo!]

Tout d’abord, côté running, septembre assez tranquille (pas de course) mais en fait non (des courses le mois suivant).

nous avons le 10km Paris centre (ou « we run Paris », ça fait moins mémère de province), début octobre, avec la Pintade.

Petit revival, vu qu’il y a 6 ans, nous prenions déjà le départ toutes les deux (keur keur Pintade).

Certes, il s’en était fallu de peu pour que nous soyons disqualifiées sans même passer la ligne de départ vu que nous patientons gentiment « là où le roi va seul » (même si nous, nous sommes des Pintades-Poulettes-Princesses).

Merci donc aux organisateurs qui hurlaient de se dépêcher.

Nous allons donc éviter de reproduire cet exploit (étant précisé que du coup, dans la « précipitation » nous n’avions pas vraiment eu le temps de voir le moment où nous passions la fameuse ligne de départ, ce qui a entrainé un certain nombre d’interrogations durant plusieurs centaines de mètres #winneuses).

Je ne me souviens pas de notre temps mais je me souviens que ce départ précipité avait donné un côté assez épique à cette course.

Donc, ça, c’est le premier plan.

Ensuite, se profile le trail de la côte d’Emeraude : 30 kilomètres.

Le parcours a l’air au top, c’est-à-dire avec un beau paysage. Pour le moment, je n’ai pas vraiment étudié la question des caractéristiques techniques. Sans grand risque, je peux parier sur du sable (logique, on part de la plage...) et du chemin côtier (ma perspicacité me sidère…).

Bref, septembre sera au final bien rempli niveau entrainements (j’ai prévu de m’offrir un nouveau sac de trail qui ne m’arrache pas la peau pour la peine et en prévision de mes futurs et nombreux trails! hehe).

Et puis c’est tout (et c’est déjà pas mal!) pour la fin de l’année 2017.

Le programme 2018 est en cours de réflexion mais (attention spoiler!!) s’annonce a priori plus tourné vers le trail que la route (le démon du trail…).

 

Niveau plouf-plouf/piscine,  après moultissimousses d’hésitations, je me suis réinscrite à des cours de natation, en me promettant d’être un peu plus assidue que l’année dernière (paye tes cours le samedi matin, pendant que le Poulet bosse!).

Parce-que honnêtement, ce n’est pas demain (ni après-demain, ni le mois prochain d’ailleurs) que je vais savoir nager le crawl correctement (là je suis plus en mode enclume qui agite les bras et les jambes).

Affaire à suivre donc….

 

Le yoga est peut-être la discipline qui me pose aucun problème (hors les inévitables contraintes professionnelles).

J’ai désormais mes petites habitudes et je commence à bien progresser, même si là encore lectrice/lecteur tu n’es pas prêt(e) de me voir faire un équilibre de ouf.

A moins que le studio ne prenne feu, je continue donc dans ma lancée (qui à l’exception d’une semaine en août a été quasi-ininterrompue! #fière).

 

Et toi lectrice/lecteur, des projets? des bonnes résolutions de septembre?

Ronde des douaniers – Match retour!

Tu te souviens peut-être lectrice/lecteur comment j’avais cru être au bout de ma vie l’année dernière en courant la Ronde des douaniers.

Quelques kilos en moins et un entrainement un peu plus adapté, me revoilà sur la ligne de départ…avec la Chiquas en plus!

Bizarrement, je suis hyper stressée donc à 6h36 (soyons précis!), je suis sur le pied de guerre.

Petit-déjeuner, préparation des gourdes, l’huile à l’arnica…ne surtout pas oublier LE caillou (cf. le drame de l’année dernière).

Je saute dans ma tenue préparée la veille. Cette année encore je mise sur le léger : débardeur-short et basta (enfin « basta » = tout le bazar réglementaire et annexe…).

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Nous (le Poulet assurait l’intendance) voilà donc partis pour récupérer la Chicas (ha-ha-ha on lui a fait une super blague en lui faisant croire qu’on l’attendait déjà à Séné ha-ha-ha que nous sommes drôles ha-ha-ha).

Et comme je suis une drama-queen et qu’à chaque course il me faut un drame….LE DRAME!

J’ai oublié la NOK..oui LA NOK!!!

L’avantage avec mes mini-drames c’est que j’en tire des leçons.

Donc pas de panique, je sais qu’il y a une pharmacie très proche du départ et qui prend la CB pour 3 clopinettes (oui parce-que je ne suis pas partie avec mon portefeuille en entier, juste ma CB).

Le Poulet nous jette avec la Chicas pour que l’on rejoigne le départ.

Donc…crochet par la pharmacie (ma meilleure amie…) et zou nous nous rendons vaillantes sur la ligne de départ.

DEPART

C’est comme dans mes souvenirs (mais en un peu moins pire) : jusqu’au kilomètre 6-7 ça bouchonne un peu, ça fait l’accordéon.

Ce qui n’est pas plus mal vu que la Chicas décide qu’en fait en t-shirt il fait trop chaud (= changement de tenue tout en courant).

Les kilomètres passent plutôt bien.

10 km – 12 km (RAVITO!!! je t’ai parlé de ma passion TUC au ravito?) – 18 Km

Au kilomètre 20, ça commence à piquer un peu mais c’est des cacaouétes par rapport au calvaire de l’année dernière.

Pendant ce temps je boulotte mes petits saucissons (autre passion) tout en papotant avec la Chicas et en prenant quelques photos.

Kilomètre 26, la Chicas commence à en avoir un peu marre, je le vois bien elle fait un peu la tête et en plus elle me harcèle pour savoir combien de kilomètres il reste.

28 km – 30 km – 34 km

Y’a pas à dire cette année, ça déroule bien (et je suis super contente de moi).

Sur le dernier kilomètre je mets un petit coup de pression (= hurlements crescendo dessus : « allllleeeeeer..alllleeeerrr….ralentis pas….suis moi…..aaaaaalllller… ») à la Chicas pour qu’on mette un peu le turbo.

Et BIM:

KILOMÈTRE 36 – ARRIVÉE

Même pas nous avons marché (ce qui au regard de la contre-performance de l’année dernière est un exploit me concernant).

Le sort est conjuré. La ronde des douaniers devient un beau souvenir et non plus un calvaire sans nom.

Et peut-être même que l’année prochaine je viserai le trail de 56 km, mais en attendant c’est repos!

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Préparation ronde des douaniers 2017…in progress

OU-LA-LA-LA…

Un rapide coup d’œil à mon calendrier m’informe de ce que dans moins de 5 jours je serai sur le départ pour la Ronde des douaniers.

Ce qui n’est pas du tout anxiogène au regard de mon hygiène de vie ces 15 derniers jours (galettes, alcool, saucisson, glaces…).

Et le doux souvenir du fiasco de l’an passé en profite pour revenir.

Donc cette semaine je mets tous les avantages de mon côté (dixit la fille qui revient de la crêperie et qui a un super plateau de fruits de mers de prévu ce soir…): une dernière petite sortie pépouze, des pieds à la nok tous les soirs, une super hydratation du tonnerre, du yoga pour bien étirer tout le bazar…

Rien n’est laissé au hasard (mais qu’à partir demain).

En plus cette année, trop la pression, il y a la Chicas qui prend aussi le départ. Et elle, sa préparation elle l’a faite avec un sérieux à tomber par terre!

ANGRY POULETTE

Je suis loin (mais alors très loin) d’être une féministe engagée.

J’aime le rose et globalement tout ce qui a des paillettes (mon côté poulette surement…), je peux presque mourir de soif devant une bouteille en attendant que mon voisin me serve et j’ai bien conscience que les capacités physiques des femmes n’atteindront surement jamais naturellement celles des hommes.

MAIS…

Il y a un truc qui a le don de m’exaspérer ce sont les courses « girly-girly » organisées en marge d’autres courses.

Le principe est simple : ce sont des courses réservées uniquement à la gente féminine sur une « petite distance » (en général, moins de 10 kilomètres) où tu te retrouves avec des goodies à se damner (serviette hygiénique, échantillon de produit vaisselle…[tout cela est véridique]).

J’ai chonchonné il y a quelques mois contre « la course des princesses » – organisée en parallèle d’un 15km – où tu es invitée à venir courir avec tes « plus beaux atours » (donc si t’es moche ou si tu veux juste venir courir, t’as rien à faire là?). Mieux encore les organisateurs se posent en agence matrimoniale puisque « peut-être croiserez-vous le Prince Charmant ! » (la preuve que je n’invente pas est ici).

Il n’y a pas à dire c’est SU-PER.

Donc en gros si tu es une nana, tu peux soit courir 15 km – parcours où tu peux battre ton record personnel, dixit les organisateurs – soit aller chercher l’amour sur une course de 8km en tutu….

Par contre, si t’es un mec tu es prié de te contenter du « parcours exceptionnel » en tenue de sportif pour battre ton record…

BIEN – BIEN – BIEN

J’avais oublié ce mini et bref combat (quand je te dis que pour le militantisme, il faut repasser…) jusqu’à ce que mon fil d’actualité du réseau social bleu me propose la… »féminine » (oui bah quoi..ils allaient pas non plus trop se creuser la tête pour le nom..c’est une course de gonzesses…appelons un chat un chat!), organisée en même temps que le marathon vert de RENNES.

Donc super, t’es une nana, donc t’es gentille tu vas t’aligner sur une course de 7,5km appelée « féminine yves rocher » (je te laisse deviner les goodies…), sur laquelle tu pourras marcher ou courir.

J’ai beau chercher sur la page dédiée au marathon organisé le même jour, il n’est pas question de marcher ou de courir mais uniquement de « distance mythique » ou bien encore de « réel défi personnel« .

On voudrait enfermer les femmes dans une case « incapable-rose-rentre vite à la maison » que l’on ne s’y prendrait pas mieux.

C’EST QUOI L’INTÉRÊT DE CE TYPE DE COURSE?

Ok, tout le monde n’a peut-être pas l’envie de courir 42 km et des patates ni même la condition physique pour ou je-ne-sais-quoi mais pourquoi cette « incapacité » ne serait-elle que féminine?

Je connais des hommes dans mon entourage qui ont une moins bonne condition physique que moi et sont incapables de s’aligner sur les mêmes courses que moi (#humilitéconnaispas, #plusmodestetumeurs..) et c’est comme ça.

On s’en fout.

Mais eux ils n’ont pas de course tout en bleu avec des chevaliers ou je ne sais quelle autre figure masculine.

Comme dit un pote j’ai donc fait ma rageuse en postant sous l’annonce : « pcq ‘une femme ne peut courir que 7,5km? A quand une masculine? » .

Ce à quoi il m’a été répondu que « non pas du tout, toutes nos courses sont ouvertes aux femmes..Vous pouvez faire le marathon en solo si vous le souhaitez« .

C’est fort aimable de ta part…

Un peu entêtée..j’ai demandé quel était alors le sens de cette féminine vu que les courses sont ouvertes aux femmes pourquoi leur en réserver une pour elles et non pas aussi une dédiée aux hommes.

J’attends toujours une réponse.

Tu dois te dire lectrice/lecteur que je suis un peu primaire/bornée/stupide, que je fais un procès d’intention blablabla…

Tu as peut être raison.

Mais, il y a une chose que je ne supporte pas c’est de faire croire aux gens qu’ils sont incapables.

Oui comme je l’ai dit tout le monde n’a peut être pas le souhait d’aller courir une galère de 42km et des bananes mais tout le monde peut le faire, à son rythme. Une femme comme un homme.

VOILA.

104 euros / kilo…

…ou bien encore 97,33 euros / kilo ou, « pour les petits budgets », 60 euros / kilo.

Mais commençons par le commencement.

Tu l’as peut-être compris lectrice/lecteur, je suis une sportive ascendant gourmante-bonne-vivante. Si je suis capable de beaucoup de ténacité pour atteindre un objectif sportif, je rentre en transe face à un bout de saucisson, une bonne bouteille de vin rouge, un morceau de fromage…

Globalement, je m’en fiche un peu de la balance, de compter mes calories (et vu que les chiffres et moi, nous ne sommes pas méga potes, ça tombe bien) et des « diktats » de la mode (de toutes façons, quand tu fais à peine 1m70 debout sur un tabouret avec les bras levés, il y a un moment, il faut être lucide: je ne suis pas une mannequin!).

Mais voilà, il y a un moment où c’est ta tête qui t’envoie le message « tu es toute grassouillette, tu es toute balourde » et puis après ce sont tes habits qui te disent « ça boudine« … En toute honnêteté, si la première n’avait rien dit j’aurais très bien pu m’en fiche (un pantalon ça se change après tout…).

Il faut être honnête, le poids de la balance n’est rien quand ton cerveau te fait comprendre que là, tu es rentré(e) dans la zone rouge et que passée cette ligne c’est un peu plus compliqué de s’aimer et  d’aimer son corps.

Pour mon cas, la sonnette d’alarme a commencé à retentir à + 7kg et à +10kg ça a été la panique à bord.

Je te passe les crises existentielles que le Poulet a eu à endurer entre ces 3 kilos (« j’suis grosse? – mais ouiiiiiii, j’suis grosse », « ça me boudine? – je suis un gros boudin dans ce jean »), l’obsession de la balance toussa toussa…

index

Bref, j’ai commencé à arrêter de croire que tous les jours de la semaine sont un weekend. Exit le formage le soir, pareil pour le pain, bienvenue les petits légumes à cuisiner, bonjour l’assiduité le matin pour faire ma demie-heure d’exercices, youpi la salade, miam le poulet, wunderbar le super petit-dejeuner…

Un tas de petits ajustements pas trop dramatiques et pas trop insupportables (comprendre, je mange encore régulièrement du saucisson, des entrecôtes, des frites avec une bonne bouteille [et avec modération]).

Progressivement, et avec beaucoup de patience les chiffres de la balance ont commencé à redescendre vers un poids un petit peu plus cohérent avec mon gabarit et surtout qui faisait que je me sentais beaucoup mieux dans ma tête.

Bref, j’arrive au seuil fatidique (oui rien que ça) des derniers petits kilos à perdre (et j’y suis encore, si tu veux tout savoir) quand je vois sur le réseau social couleur schtroumpf une annonce « RECHERCHE VOLONTAIRES blablabla PERDRE DU POIDS blablabla PROGRAMME HEALTHY blablabla SI TU AIMES LIKES blablabla« .

Aveuglée par mon obsession de ces trois kilos qui s’accrochent à mes hanches, je like (oui bah quoi?).

Je suis recontactée pour savoir mon objectif et mes habitudes alimentaires et sportives .

Donc j’explique, les kilos perdus et ceux qui persistent malgré le sport (pour rappel: natation, yoga et course à pied, une fois, deux fois et trois fois par semaine) et quelques ajustements alimentaires.

« Je vois très bien le programme qui te correspondrai. Envoie moi un message sur ma page perso« .

Ha. Ok.

Parce-que quand « c’est flou, c’est qu’il y a un loup » (copyright Martine), j’attends un peu et, après une relance, envoie le fameux message qui doit me libérer de ces vilains kilos envahisseurs (oui, on ne parle que de 3 kilos, je sais…mais que veux-tu…si tout le monde était raisonnable, il n’y aurait ni secte, ni guerre dans le monde!).

Et comme le programme est long à expliquer, j’ai eu le droit d’écouter pas moins de 8 fichiers audio m’expliquant le fameux programme.

Soit, en fait rien, en dehors du fait que je vais devoir faire un repas avec un shaker au chocolat ou à la vanille (rien que d’y penser, j’ai envie de vomir…), de manger des baies dans des capsules (au cas où j’ignorerai que les magasins bios et tutti quanti existent) et de faire du sport en salle (HORREUR!). Tout cela pendant 3 mois puis 1 mois pour stabiliser.

Au quatrième ou cinquième message (je ne sais plus vraiment et je t’avoue je n’ai pas trop envie de tout ré-écouter, donc au diable la précision!), j’apprends que tout cela me coûtera 2 ou 3 euros par jour (je pense que la majorité des cibles sont comme moi…nulles en calcul donc bon…), ce qui en comparaison de ce que je dépense à la boulangerie par jour n’est rien (fichtre, vu que j’achète un pain de seigle ou complet tous les 3 jours et des pâtisseries à la saint Glinglin, la comparaison n’est pas très heureuse…).

Et c’est seulement au 8ème et dernier message que je découvre que le pack qui m’allégera de 3 kilos (et qui ne comporte que le shaker, les doses et des capsules de baies), allégera aussi mon compte bancaire de 78 euros par mois soit 312 euros le temps de la cure (soit au final 104 euros le kilo à perdre).

Il y a aussi un autre pack (shaker, doses de shaker et « booster » coupe-faim au konjac…rien que ça ça me fait saliver…) qui pourrait bien convenir pour la modique somme de 73 euros (soit…attention calculatrice…292 euros pour les 4 mois).

Et si vraiment mais vraiment j’ai un petit budget, je pourrai me contenter du shaker et des doses pour 45 euros (j’arrête les calculs ici, faut pas abuser).

Alors oui, en plus de toutes ces merveilles, j’ai une semaine détox offerte (mais je ne sais toujours pas en quoi elle consiste) et un « coaching » 7j/7J – 24h/24h par une nana dont j’ignore tout de ses compétences (parce-que moi à ce prix là je veux bien coacher la terre entière…).

Donc au final, je me suis dit que ces trois petits kilos de rien du tout ils finiraient bien par partir mais que je n’allais surtout pas troquer ma sacro-sainte alimentation contre un shaker à la vanille ou au chocolat!

Tant pis, 3 kilos ce n’est pas grand chose et mon cerveau me le dit bien lui aussi!

En mai fais ce qu’il te plaît…

(…mais pas trop quand même, pour de vrai!)

Lectrice/lecteur, tu le sais, il y a peu, que je me suis lancée dans le paddle et le yoga.

Et bien ce weekend j’ai testé le SUP YOGA (yoga + paddle = SUP YOGA).

Mais commençons par le commencement de ce weekend sportif mais aussi gastronomique, car en plus de faire un combo yoga + paddle + un petit peu de course à pied, j’ai saupoudré tout cela de bons petits plats…

Donc si un jour tu vas à SAINT-MALO et que tu as envie de te faire un petit kiff’ : hôtel de charme + bon repas, avec une vue imprenable sur la mer, voici mon adresse (non je n’ai pas d’actions dedans, je suis juste complètement tombée sous le charme de cette adresse, découverte au hasard d’un verre, il y a quelques mois!) : l’hôtel (et son restaurant) AR INIZ.

Tu arrives pas trop tard, tu vas faire ton footing sur la plage (va savoir pourquoi par un tour de magie le sable est pas tout mou donc tu peux courir easy-easy sur la plage).

Bon, évidemment, c’est un peu venteux…L’avantage c’est qu’il y a bien un moment où tu as le vent dans le dos!

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Comme terrain de course, y’a pire…

Après, petit apéro en terrasse au soleil (avec modération, toussa toussa, surtout) et un super diner (que des produits frais…rien que d’y repenser j’en bave sur mon clavier et j’ai les yeux qui brillent en songeant à la vue).

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Pour digérer tout ces bons mets, tu vas te balader sur la digue et puis zou au dodo.

Le matin réveil pas trop tard pour ne pas se retrouver en pleine digestion pendant le cours de SUP YOGA (nous y voilà, nous rentrons dans le vif du sujet, enfin!!).

Tu te retrouves sur la plage, au soleil, à l’abri du vent. Honnêtement, c’était mon premier cours en extérieur et c’est vraiment terrible! DU TONNERRE! ENIVRANT! MAGNIFIQUE!Bon après faut dire que le cadre était canonCapture d’écran 2017-05-14 à 15.42.20.pngComme tu le constates, lectrice/lecteur, il y a vraiment pire comme lieu….Donc pendant 45 minutes, petit échauffement sur la terre ferme.

Y’a juste le moment où je me retrouve à aspirer du sable en respirant par le nez qui vient tempérer mon enthousiasme (mais bon, je me suis faite avoir une fois….pas deux!).

Et puis après zou sur l’eau.

Et là vraiment (attention moment cucul-gniangnian), c’est une expérience inoubliable. Il y a le clapotis de l’eau, le soleil qui chauffe la peau, le bruit des drisses…

Bon concrètement, déjà que je ne suis pas une yogi au top en salle, alors sur un paddle…je ne suis pas un exemple de grâce et de souplesse. Mais s’il y a bien une chose que j’ai apprise au yoga, c’est que ce n’est pas la recherche de la performance mais juste trouver son harmonie (moment cucul-gniagnian #2).

En tout cas l’expérience en vaut vraiment le coup et si jamais l’opportunité se présente : n’hésite pas lectrice/lecteur!

Semi de LIFFRE – Compte-rendu

Mieux vaut tard que jamais….

….parce-que j’avoue sur le coup, j’ai grave procrastiné lectrice/lecteur.

Donc il y a bientôt deux semaines, je prenais le départ du semi-marathon de Liffré, avec pour ambition de faire chuter mon record perso (oui bah quoi…faut se challenger parfois dans la vie!), soit passer sous la barre de 1h48’55 (je persiste, faut savoir se challenger).

Donc toute naïve que je suis je me dit que, tranquille mimile, je vise 1h47 (le challenge, je te dis…).

Le parcours est présenté comme méga-roulant, limite t’as l’impression que tes jambes vont courir toutes seules ou que c’est la route qui va défiler sous tes pieds comme un tapis.

Je suis donc méga confiante mais bon j’ai quand même vachement la trouille (bah quoi, le paradoxe te gêne…?!).

La veille c’est donc pasta party (miam miam les bonnes pâtes fraîches).

Je prépare mes petites affaires et opte pour la course légère, la météo s’annonce clémente voire ensoleillée…

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Nous voilà donc DIMANCHE MATIN : le petit-déjeuner, toussa toussa (oui, je te fais un compte-rendu version abrégée…attends de voir plus bas, ce qui t’attend lectrice/lecteur).

Nous arrivons donc dans la charmante bourgade de Liffré ou plus simplement en plein milieu d’un champ vu que le gps dans sa grande mansuétude a décrété que le centre culturel était au milieu d’un champ!

Puis nous atterrissons dans un parking complétement vide, ce qui est assez suspect vu que, bon quand même, le départ va être donné dans moins d’une heure….

Enfin, nous arrivons à bon port et là il y a légèrement plus de monde.

Nous récupérons nos dossards (je dis « nous » pas parce-que je m’aime beaucoup – même si bon quand même un peu – mais parce-que le Poulet prend également le départ) et nous retrouvons Grand-Père Poussin et Papa Poussin qui s’alignent également.

DEPART.

Franchement au début ça va. Je suis partie beaucoup trop vite mais ça va.

Je passe le stand galette saucisse/bière tellement vite que je ne le sens même pas. Enfin, visiblement, ce jour là j’avais un problème d’odorat (donc rien à voir avec ma vitesse): je ne l’ai jamais senti pendant la course!

Je profite du paysage, je regarde les vaches, les chevaux qui courent dans les près.

C’est beau, c’est bucolique.

Bon, ok, c’est relou les gobelets aux ravitos mais tout le monde est gentil.

Il fait beau.

LALALALALALA.

PATATRA.

Vers le 12ème/13ème kilomètre, je n’ai plus la foi. J’en ai marre de courir vers je ne sais-trop-où-pour-faire-demi-tour. Non là, je m’arrêterai bien sur le bord de la route.

Je ne me suis pas arrêtée (amour-propre quand tu nous tiens…) mais j’ai sacrément levé le pied et accumulé un retard que je sais irrécupérable (ce qui m’agace en plus).

Et comme je suis très douée en informatique et que j’ai l’âme d’une créative, je t’ai fait un chouli résumé photomontage (je t’avais prévenu…).

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ARRIVEE.

Au final, je n’ai (tu t’en doutes) pas fait tomber mon record perso mais mon chrono n’est pas si catastrophique que ça.

Et puis j’ai, enfin, senti/découvert le stand galette saucisse/bière avec la team Poussin et ça, ça fait oublier tous les chronos du monde (keur keur avec les mains).

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Par contre, je me suis rendue compte que j’avais encore besoin de préparation avant la ronde des douaniers, si je voulais éviter la catastrophe de l’année dernière!